Appel à L'Humanité
Nous avons eu la tristesse de témoigner les tsunamis, qui ont causé une vaste destruction et tué un nombre inestimable de personnes dans sept pays d'Asie. Nous savons que ce genre de phénomène est d'ordre naturel, mais nous devons l'analyser et souligner que l'intensité de ce tsunami nous a clairement démontré que le déséquilibre environnemental est, incontestablement, le principal générateur de forces de cette amplitude.
Nous, bloggers, nous proposons de nous unir pour alerter l'humanité, et implanter individuellement, chacun à notre manière et dans notre environnement propre, des mesures pratiques de changement!
Il est temps de parler ouvertement. Il est temps d'aborder ces questions en profondeur et non plus de forme superficielle. Il est temps, enfin, de se parler sérieusement sur la question environnementale et écologique. Sur l'humanité!
Et avec raison. L'on prend de plus en plus conscience du combat pour la préservation, qui n'a pas de frontières, qui n'est pas régionalisable. La réponse sera globale ou ne sera pas.
Les pluies acides, l'effet de serre, la pollution des cours d'eau et des océans, la déforestation n'ont pas de patrie ni de région. Ou on les combat globalement, ou tout le monde pâtira de leurs effets.
Nous respirons encore, mais pour combien de temps?
Les déserts voient encore verdir quelques oasis de vie. Mais ils continuent d'avancer.
Il reste encore quelques forêts non dévastées ni brûlées. Mais de moins en moins.
Il y a même des réserves de pétrole encore à extraire, de l'uranium et du cuivre à déterrer, du charbon et du fer pour alimenter les grandes usines métallurgiques du monde. Mais au détriment de réserves non renouvelables.
Plus simplement, la situation est la suivante:
Jusqu'à présent, nous avons assisté à un mode de développement qui résoud ses crises en grossissant de plus en plus. Sauf que, plus l'on consomme, plus l'on appelle à la dilapidation de ressources naturelles presque taries et non renouvelables, ce qui signifie que la solution n'est pas durable, mais bien compromise dans la durée. En d'autres mots: une solution à moyen terme.
Cela veut dire que, ou nous rebroussons chemin, ou la vie sur la Terre est condamnée à ne durer que le temps de la consommation totale des ressources naturelles dont elle dépend.
Ne nous berçons pas d'illusions. La science n'a pas réponse à tout. Elle est même porteuse de dramatiques apréhensions.
Ce qui est nouveau et préoccupant, de nos jours, c'est ce modèle de développement clairement tourné vers la croissance - pire encore, aveuglément tourné vers la croissance - qui gâche le capital presque tari de nos ressources naturelles non renouvelables et qui, de relativement faibles passent au stade de absolument faibles. Et si nous pouvons vivre sans uranium, sans fer, sans charbon et sans pétrole, nous ne pouvons subsister sans eau ni air, sans parler d'autres choses tout aussi vitales.
D'où la nécessité d'une réponse globale. Seule cette globalisation de la réponse nous permettra d'évaluer l'étendue du problème et la difficulté de la mise en place de solutions. On peut les lire dans le Traité de Rome, l'Acte Unique Européen et, plus récemment, dans les conclusions de la Conférence de Kyoto, de Rio de Janeiro et de Johannesburg, où l'on constate très clairement la mauvaise volonté des pays les plus industrialisés, plus particulièrement des Etats-Unis, à accepter la réduction d'émissions toxiques. On remarque le manque d'engagement écologique et environnemental des communautés internationales et de leurs gouvernements respectifs, qui persistent dans leurs thèses néo-libérales où une économie aveugle, inhumaine et sans visage finira par nous entraîner dans l'impasse.
D'un autre côté, nous avons été incapables d'avoir une vision plus large, y compris dans la durée.
S'il reste de l'air pur jusqu'à la fin de nos jours... que les prochains se débrouillent!... et nous continuons de puiser dans nos réserves.
Un entrepreneur qui a créé une usine est-il psychologiquement ou culturellement préparé à accepter, sans sophismes ni réserves, les conclusions d'une évaluation sérieuse de son impact sur l'environnement? Même sans sacrifier les critères de cette croissance perverse à laquelle nous sommes inévitablement liés, il y a des mesures à prendre, que l'on ne prend que trop rarement, comme par exemple:
* Développer à l'extrême l'exploitation de l'énergie solaire et éolienne.
* Exploiter le plus possible l'énergie hydrolique plutôt que l'énergie thermique.
* Préférer les engrais naturels aux engrais chimiques.
* Ne pas abuser des pesticides.
* Freiner autant que possible l'utilisation forcenée du jetable, de l'emballage en plastique, des articles à la courte durée de vie.
* Prendre le train plutôt que la voiture.
* Repenser la dimension irrationnelle des transports urbains en général et de l'automobile en particulier.
* Repenser aussi la chose folle qu'est devenu le phénomène du milieu urbain.
* Reformuler la conception des villes et du littoral.
(Indonésie: rivière polluée)
Autrement dit: la mode politique tend à être un appel constant à la thérapie de la croissance par la croissance. Il est trop tard pour ignorer que, quand la production augmente, les réservent naturelles diminuent.
Il y a pourtant un phénomène pas toujours associé aux préoccupations de l'humanité: l'explosion démographique.
Avec plus ou moins de rigueur mathématique, l'on sait que la population croît en progression géométrique et les aliments en progression arithmétique. Ainsi, en moins d'un demi-siècle, la population de la planète a été multipliée par deux fois et demi!...
Au cours des dix dernières années, nous avons augmenté de mille millions! Sans faire beaucoup de calcul mental, on comprend vite à quelle situation cela va nous mener.
Si c'est d'un homme plus sensé et responsable dont on a besoin, d'un homme qui veille amoureusement sur cette belle planète, qu'il a reçue en excellent état de conservation et qu'il est pourtant en train de détruire inexorablement; d'un homme qui se jure à soi-même et à l'unisson avec ses semblables, de faire ce qu'il est nécessaire pour que l'air reste respirable, que l'eau soit intrument et porteuse de vie, et que les équilibres naturels reprennent leurs cycles d'auto-sustentation, nous nous engageons immédiatement dans cette tâche, avec constance et détermination.
Si c'est la continuité de la vie sur Terre qui est en cause, et au second plan la qualité de vie, pourquoi perdre plus de temps?...
Pour cela nous invitons tous ceux qui veulent bien s'associer à ce mouvement pour la Préservation de la Nature, pour la Paix et pour le développement harmonieux de l'Humanité, à souscrire à cet Appel.
En le faisant, nous affirmerons notre citoyenneté, en tant qu'êtres libres, concernées par l'avenir de l'Humanité, le futur de nos enfants.
Les déserts voient encore verdir quelques oasis de vie. Mais ils continuent d'avancer.
Il reste encore quelques forêts non dévastées ni brûlées. Mais de moins en moins.
Il y a même des réserves de pétrole encore à extraire, de l'uranium et du cuivre à déterrer, du charbon et du fer pour alimenter les grandes usines métallurgiques du monde. Mais au détriment de réserves non renouvelables.
Plus simplement, la situation est la suivante:
Jusqu'à présent, nous avons assisté à un mode de développement qui résoud ses crises en grossissant de plus en plus. Sauf que, plus l'on consomme, plus l'on appelle à la dilapidation de ressources naturelles presque taries et non renouvelables, ce qui signifie que la solution n'est pas durable, mais bien compromise dans la durée. En d'autres mots: une solution à moyen terme.
Cela veut dire que, ou nous rebroussons chemin, ou la vie sur la Terre est condamnée à ne durer que le temps de la consommation totale des ressources naturelles dont elle dépend.
Ne nous berçons pas d'illusions. La science n'a pas réponse à tout. Elle est même porteuse de dramatiques apréhensions.
Ce qui est nouveau et préoccupant, de nos jours, c'est ce modèle de développement clairement tourné vers la croissance - pire encore, aveuglément tourné vers la croissance - qui gâche le capital presque tari de nos ressources naturelles non renouvelables et qui, de relativement faibles passent au stade de absolument faibles. Et si nous pouvons vivre sans uranium, sans fer, sans charbon et sans pétrole, nous ne pouvons subsister sans eau ni air, sans parler d'autres choses tout aussi vitales.
D'où la nécessité d'une réponse globale. Seule cette globalisation de la réponse nous permettra d'évaluer l'étendue du problème et la difficulté de la mise en place de solutions. On peut les lire dans le Traité de Rome, l'Acte Unique Européen et, plus récemment, dans les conclusions de la Conférence de Kyoto, de Rio de Janeiro et de Johannesburg, où l'on constate très clairement la mauvaise volonté des pays les plus industrialisés, plus particulièrement des Etats-Unis, à accepter la réduction d'émissions toxiques. On remarque le manque d'engagement écologique et environnemental des communautés internationales et de leurs gouvernements respectifs, qui persistent dans leurs thèses néo-libérales où une économie aveugle, inhumaine et sans visage finira par nous entraîner dans l'impasse.
D'un autre côté, nous avons été incapables d'avoir une vision plus large, y compris dans la durée.
S'il reste de l'air pur jusqu'à la fin de nos jours... que les prochains se débrouillent!... et nous continuons de puiser dans nos réserves.
Un entrepreneur qui a créé une usine est-il psychologiquement ou culturellement préparé à accepter, sans sophismes ni réserves, les conclusions d'une évaluation sérieuse de son impact sur l'environnement? Même sans sacrifier les critères de cette croissance perverse à laquelle nous sommes inévitablement liés, il y a des mesures à prendre, que l'on ne prend que trop rarement, comme par exemple:
* Développer à l'extrême l'exploitation de l'énergie solaire et éolienne.
* Exploiter le plus possible l'énergie hydrolique plutôt que l'énergie thermique.
* Préférer les engrais naturels aux engrais chimiques.
* Ne pas abuser des pesticides.
* Freiner autant que possible l'utilisation forcenée du jetable, de l'emballage en plastique, des articles à la courte durée de vie.
* Prendre le train plutôt que la voiture.
* Repenser la dimension irrationnelle des transports urbains en général et de l'automobile en particulier.
* Repenser aussi la chose folle qu'est devenu le phénomène du milieu urbain.
* Reformuler la conception des villes et du littoral.
(Indonésie: rivière polluée)
Autrement dit: la mode politique tend à être un appel constant à la thérapie de la croissance par la croissance. Il est trop tard pour ignorer que, quand la production augmente, les réservent naturelles diminuent.
Il y a pourtant un phénomène pas toujours associé aux préoccupations de l'humanité: l'explosion démographique.
Avec plus ou moins de rigueur mathématique, l'on sait que la population croît en progression géométrique et les aliments en progression arithmétique. Ainsi, en moins d'un demi-siècle, la population de la planète a été multipliée par deux fois et demi!...
Au cours des dix dernières années, nous avons augmenté de mille millions! Sans faire beaucoup de calcul mental, on comprend vite à quelle situation cela va nous mener.
Si c'est d'un homme plus sensé et responsable dont on a besoin, d'un homme qui veille amoureusement sur cette belle planète, qu'il a reçue en excellent état de conservation et qu'il est pourtant en train de détruire inexorablement; d'un homme qui se jure à soi-même et à l'unisson avec ses semblables, de faire ce qu'il est nécessaire pour que l'air reste respirable, que l'eau soit intrument et porteuse de vie, et que les équilibres naturels reprennent leurs cycles d'auto-sustentation, nous nous engageons immédiatement dans cette tâche, avec constance et détermination.
Si c'est la continuité de la vie sur Terre qui est en cause, et au second plan la qualité de vie, pourquoi perdre plus de temps?...
Pour cela nous invitons tous ceux qui veulent bien s'associer à ce mouvement pour la Préservation de la Nature, pour la Paix et pour le développement harmonieux de l'Humanité, à souscrire à cet Appel.
En le faisant, nous affirmerons notre citoyenneté, en tant qu'êtres libres, concernées par l'avenir de l'Humanité, le futur de nos enfants.
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